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Rencontre avec Yaya Dama, Enseignant passionné et engagé pour l’anglais et l’éducation

Yaya Dama est professeur d’anglais, chargé d’impact social et de la culture, co-fondateur de l’association Talk For Education (TFE). Avec lui, nous découvrons son intérêt pour les études anglophones, les opportunités offertes par la langue de Shakespeare mais surtout son engagement pour l’accès à l’éducation pour les plus jeunes.

Le Grand Frère (LeGF): Bonjour, peux-tu te présenter ?

Yaya Dama (YD) : Je suis Yaya DAMA, je suis professeur d’anglais, je suis responsable de la culture et de l’impact social et aussi coordonnateur du premier cycle dans une école internationale de la place. Je suis également Co-fondateur et Président de l’association Talk For Education.

LeGF : Parle nous de ton parcours en tant que professeur d’anglais

YD : Je suis anglophone de formation. J’ai étudié l’Anglais au département d’études anglophones de l’université Joseph Ki Zerbo. Mon parcours d’enseignant a débuté dans quelques écoles privées burkinabè et j’ai ensuite intégré une école internationale afro-américaine puis une autre école internationale de la place avec 6 à 7 années d’expérience maintenant. À travers l’expérience professionnelle que j’ai acquise, j’ai eu quelques promotions qui m’ont permis d’occuper d’autres postes de responsabilité en plus de l’enseignement. Au sein de la boîte où je suis actuellement, je suis aussi Responsable de l’impact social et de la culture et Coordonnateur du premier cycle.

LeGF : Quelle est le rôle du professeur d’anglais et l’importance de l’anglais aujourd’hui ?

YD : Avant d’être professeur d’anglais, je suis un enseignant. Mon rôle d’éducateur, c’est de partager la connaissance. La connaissance, la science, le savoir, c’est aussi ce dont la communauté a besoin pour se développer. L’importance de l’anglais dans notre monde actuel n’est plus à démontrer. C’est une langue qui ouvre des portes à beaucoup d’opportunités.

Pour moi, qui suis très passionné d’Anglais depuis le premier cycle et qui l’enseigne aujourd’hui, elle me permet de transmettre des compétences linguistiques à la jeune génération, mais pas que. En effet, je ne fais pas qu’enseigner l’Anglais, je l’utilise aussi dans d’autres secteurs notamment pour des opportunités d’interprétations. C’est une langue incontournable qui, à plusieurs reprises m’a ouvert au monde et m’a permis de participer à des programmes de leadership à l’international.

Pouvoir l’enseigner est pour moi une fierté et je souhaiterais qu’au Burkina Faso, les jeunes puissent s’approprier la langue de Shakespeare afin de l’utiliser pour des besoins professionnels et saisir toutes les opportunités qui se présenteront à eux partout dans le monde.

LeGF : Quels sont les débouchés après des études anglophones ?

YD : Le département d’études anglophones ici au Burkina est sous le régime du système LMD (Licence, Master, Doctorat). Si vous optez pour étudier l’anglais à l’université, il faut avoir au minimum la Licence pour s’insérer professionnellement. Avec ce niveau, vous pouvez passer le concours d’entrée pour l’enseignement et en cas d’admission, vous pourrez déjà commencer à vous prendre en charge. Le premier débouché donc c’est l’enseignement. Avec un Master, vous pouvez poursuivre vos études dans les filières professionnalisantes comme l’interprétation et la traduction ou vous retrouvez dans le tourisme en optant pour l’IATA (langue appliquée au tourisme). À l’issue de ces formations, vous pouvez devenir traducteur interprète, travailler pour les ONG et les institutions internationales comme l’ONU, le Ministère des affaires étrangères, l’Union Africaine, etc.

L’anglais offre d’innombrables ouvertures professionnelles. Il faut cependant savoir soi-même mettre en valeur ses aptitudes, ses compétences dans la pratique de la langue afin de pouvoir saisir toutes les opportunités possibles.

LeGF : Pourquoi as-tu orienté ton choix de formation vers l’anglais ?

YD : Le choix de l’anglais comme filière de formation à l’université a été guidé par mon amour pour la langue depuis le premier cycle. En classe de 4e, je savais déjà que c’est ce que j’étudierais à l’université une fois le Bac en poche. Au lycée, en classe de 2de, avec mes camardes, nous avons créé un club d’Anglais pour lequel j’ai été élu président. Dans ce cadre, j’ai essayé de motiver mes camarades à s’intéresser également à ma langue de cœur. En terminale, dans l’optique de laisser une empreinte après mon passage au lycée qui pourrait impacter positivement mes plus jeunes frères, j’ai décidé d’écrire un recueil de poèmes en anglais que j’ai publié avec les moyens dont je disposais parce que c’était en province. Et pour la petite histoire, lorsqu’on donne mon nom dans mon ancien lycée, il rime avec l’anglais. Aujourd’hui, je suis en accord avec ce choix de formation et je fais des choses merveilleuses. 

 

LeGF : Quelle est ton experience de formation à l’université publique ?

YD : Mon cursus universitaire, je l’ai en effet effectué à l’université publique. Dans la pensée commune, il semble que ce soient les enfants des familles moins nantis qui vont dans les universités publiques. Je dirais plutôt que l’avantage de cet établissement, c’est justement le fait qu’il soit accessible sur le plan financier à tous. Certes, les conditions d’études ne sont pas faciles, mais ceux qui se battent arrivent à s’en sortir. Il faut aussi reconnaître que les universités publiques essayent de fournir quelques efforts à encourager. La formation y est tout aussi qualitative que dans les universités privées. Personnellement, je suis fier d’avoir étudié dans une université publique. Les études dans nos établissements publics demandent beaucoup d’engagement de la part des étudiants, mais ce n’est pas impossible d’y réussir ses études. À la génération actuelle, j’aimerais leur dire que leurs prédécesseurs sont aussi passés par des conditions difficiles. Ces derniers ont surmonté cela et vous en ferez autant. Avec de l’ambition et de la détermination, vous arriverez aussi à cueillir le succès au bout de vos efforts.

Ce qui ne te tue pas te donne encore plus d’énergie pour évoluer.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une formation ?

YD :Dans le monde du travail, l’anglais est un atout non-négligeable, car pour certains postes, il arrive que le recruteur demande que les candidats sachent parler et écrire en anglais. Si vous souhaitez étudier l’anglais à l’université, entamez vos études jusqu’à la Licence et optez pour un autre domaine d’étude en Master. Le système LMD offre la possibilité de s’ouvrir à d’autres filières. Obtenez donc votre Licence en études anglophones et poursuivez en communication, en journalisme, en gestion de projets. Cela facilitera votre insertion professionnelle parce que vous aurez deux compétences à faire valoir. Dans mon cas par exemple, je poursuis en ce moment un Master de recherche en sciences de l’éducation, car je suis passionné par l’éducation. Par ailleurs le choix de ce Master, c’est aussi pour accéder à plus d’opportunités sur le plan éducatif, mais aussi au niveau des organisations internationales, car j’ambitionne de faire carrière dans la diplomatie et les relations internationales. Un background en anglais, c’est un atout, mais des aptitudes dans ces domaines sus-cités sont également important. Ne vous limitez donc pas à l’étude de la langue anglaise.

YD : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ?

LeGF : On ne choisit pas une université parce que l’immeuble qui l’abrite est impressionnant ou parce que nos amis s’y inscrivent. Le choix de l’université dépend d’abord du choix de la filière que l’étudiant souhaite étudier une fois à l’université. C’est un élément très capital à intégrer. 

Par ailleurs, dans un contexte où les universités sont régies par une certaine loi, il serait bien lorsque vous voulez choisir une université, de chercher à savoir si celle-ci est accréditée. Dans le cas des institutions supérieures d’enseignement privé, cherchez d’abord à savoir si elles sont reconnues au Burkina Faso et si leurs diplômes sont reconnus par le CAMES. Ce sont des paramètres à prendre en compte pour ne pas se retrouver avec une attestation en lieu et place du diplôme.

LeGF : Peux tu nous en dire plus sur Talk For Education ? Quels sont vos différents champs d’action de l’association ?

YD : Talk For Education a pour mission, la promotion d’une éducation de qualité au Burkina Faso. Nous mettons l’accent sur l’anglais. En termes d’actions sur le terrain, nous créons des clubs d’Anglais dans les universités, les écoles, dans les services publics et privés. Nous sommes également beaucoup engagés dans la promotion de la lecture. À cet effet, nous venons de lancer un programme qui s’appelle “Lire pour découvrir” qui a pour ambition de promouvoir la lecture dans les établissements scolaires et universitaires voire dans les quartiers au Burkina Faso. Nous créons des clubs de lecture dans les établissements et nous accompagnons les écoles avec des livres pour qu’ils puissent avoir de quoi agrémenter leurs bibliothèques. Nous ambitionnons aussi de travailler pour l’accompagnement des élèves qui n’ont pas souvent les moyens, notamment avec des bourses scolaires. Nous débutons certes, mais nous travaillons beaucoup à mettre en œuvre nos programmes afin de contribuer aussi au développement du pays en favorisant l’accès à l’éducation.

LeGF : Quel est ton mot de fin ?

YD : Merci pour l’occasion qui m’a été donnée de partager mon parcours avec mes petits frères. C’est une initiative que je félicite et je prie le bon Dieu afin qu’il facilite les initiatives de la plateforme Le Grand Frère afin qu’elle puisse réaliser ses ambitions au bénéfice des élèves du Burkina Faso et du monde. 

Pour tout besoin d’informations sur l’orientation scolaire et professionnelle, n’hésitez pas à visiter la plateforme Le Grand Frère. Vous y trouverez des ressources sur les universités et instituts du Burkina et leurs formations. Vous pourrez aussi découvrir des partages d’expériences de quoi vous inspirer et vous aider à faire votre choix d’orientation.

Yaya Dama de Talk for education et Josias Diendere de la plateforme Le Grand Frère

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