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Rencontre avec SIDIKOU Ndeye Aminata, tableau d’honneur 2014 : retour sur son parcours et sa formation en pharmacie

Élue TH  (Tableau d’honneur) en 2014, Aminata fait partie des brillantes étoiles qui illuminent par l’excellence tout ce qu’elles entreprennent. SIDIKOU Ndeye Aminata a poursuivi ses études en entamant un doctorat en pharmacie à Dakar. Dans cet entretien avec l’Association des Tableaux d’Honneur (ATH), elle revient sur son aventure et nous fait découvrir son parcours, ses projets et les études aux Sénégal.

ATH : Pouvez-vous vous présenter ?

NAS : Je me nomme N’deye Aminata SIDIKOU. Je suis de la promotion 2014 de TH. Nigérienne d’origine, j’ai grandi au Burkina Faso et je suis présentement à Dakar où je poursuis mes études en pharmacie.

ATH : Pouvez-vous nous parler de votre parcours scolaire et universitaire ?

NAS : J’ai pris part à l’émission en 2014 étant à l’école internationale de l’amitié de Ouagadougou. C’est dans cet établissement que j’ai obtenu mon baccalauréat série D en Juin 2015. En Octobre 2015, j’ai entamé mes études de pharmacie à Euromed Université à Dakar et je prépare cette année ma soutenance de thèse de doctorat en pharmacie.

ATH : Parlez-nous de votre expérience TH ? Que retenez-vous de cette émission de promotion de l’excellence ?

NAS : J’ai participé à l’émission en 2014 en classe de 1ère D. Avant cela, je regardais déjà l’émission tous les jeudis et je n’avais jamais pensé avoir un jour l’opportunité d’y participer. C’était donc une grande joie et une fierté de faire partie des étoiles de la promotion 2014. TH a été une très belle expérience pour moi. J’ai rencontré des personnes formidables qui m’ont inspirée et aidée dans beaucoup de projets et/ou activités. Certains aînés sont jusqu’à présent de vrais guides pour moi à Dakar. Je remercie Monsieur BOUNDANE pour cette belle initiative ainsi que l’ATH pour toute la solidarité au sein de la famille et les efforts pour promouvoir l’excellence de la jeunesse burkinabè

ATH : Comment êtes-vous parvenue à intégrer une université au Sénégal et quelles sont les conditions à remplir pour intégrer cette université ?

NAS : Au début, j’avais préparé mon dossier pour l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Juste avant d’entamer les procédures d’inscription, j’ai entendu parler d’Euromed Université par une amie qui voulait aussi faire la pharmacie. C’est sur le site de l’école que j’ai téléchargé la fiche d’inscription et l’ensemble des documents à fournir. Tout s’est fait par mail et la réponse étant favorable, j’ai laissé tomber l’inscription à l’université Cheikh Anta Diop. Pour intégrer cette université, il faut être titulaire d’un baccalauréat série scientifique et se rendre sur le site pour l’inscription en ligne. Afin de pouvoir intégrer les établissements aux Sénégal, l’idéal c’est de s’y prendre tôt, avant le mois d’octobre.

ATH : Qu’est-ce qui vous a motivée à choisir la pharmacie comme métier ?

NAS : J’ai décidé de faire la pharmacie en classe de 4ème. Je ne saurais dire pourquoi mais j’étais fascinée par les médicaments à base de plantes et je voulais savoir comment d’une plante on obtient un médicament. A l’époque, je ne savais même pas quelle était la filière à suivre. Je me suis renseignée et on m’a expliqué qu’il fallait faire la pharmacie et ensuite se spécialiser en phytothérapie. C’est donc la voie que j’ai décidé de suivre et jusqu’ici l’objectif n’a pas changé. A votre avis, quels sont les principaux défis relatifs au secteur pharmaceutique à relever par le Burkina Faso ? Je pense que les principaux défis relatifs au secteur pharmaceutique à relever par le Burkina sont d’abord d’arriver à produire nos propres médicaments et d’avoir nos propres industries pharmaceutiques. Aussi, en officine et à l’hôpital je pense que nous devrions mettre l’accent sur l’éducation thérapeutique des patients, surtout pour ceux souffrant de maladies chroniques et les personnes âgées. Cela leur permettrait de mieux respecter le traitement prescrit par les médecins et donc d’optimiser l’efficacité de ces traitements.

ATH : Quelle analyse pouvez-vous faire sur la pharmacopée traditionnelle au Burkina Faso. Peut-elle être une bonne alternative dans les années à venir ?

NAS : Il y a de plus en plus un regain d’intérêt pour les médicaments de la pharmacopée traditionnelle. Beaucoup de plantes locales sont utilisées pour la prise en charge de certaines maladies et ont prouvé leur efficacité. Notons qu’on retrouve de plus en plus de médicaments à base de plantes fabriqués localement dans nos officines. Cependant, les problèmes au niveau de la pharmacopée traditionnelle sont surtout liés au dosage et au conditionnement. En général le dosage n’est pas bien déterminé et/ou le conditionnement n’est pas très pratique pour une conservation de longue durée. A mon avis oui, la pharmacopée traditionnelle peut être une bonne alternative dans les années à venir. Ces produits sont très efficaces contre beaucoup de maux et ne sont généralement pas chers, donc accessibles à tous les patients. Il nous reviendra de travailler pour donner à la pharmacopée traditionnelle, la place qu’elle mérite.

Sidikou N’deye Aminata, TH 2014

 

ATH : Avez-vous un projet en cours pour le BURKINA FASO ?

NAS : J’ai un projet en cours, qui concerne le Burkina Faso et quelques autres pays. C’est un projet en rapport avec la santé mais aussi avec ma passion, la cuisine; mais je ne peux vous en dire plus pour l’instant.

« J’encourage la jeunesse burkinabè à entreprendre et surtout à innover tout en faisant la promotion de la culture de notre pays».

ATH : Quel est le secret du succès selon vous ?

NAS : Selon moi, le secret du succès c’est la discipline et la persévérance. Tous les succès passent par une discipline quotidienne. Quand on a un objectif à atteindre, il faut savoir faire les sacrifices et les efforts nécessaires pour y arriver. Ce n’est pas toujours évident mais avec un peu de volonté on y arrive.

ATH : Qui vous inspire le plus dans ce monde ?

NAS : Les personnes qui m’inspirent le plus, ce sont mes parents qui ont toujours été mes modèles. Jusqu’à ce jour je m’inspire de leurs expériences, de leurs parcours, de leurs réussites et de leurs échecs. Une autre personnalité qui m’inspire énormément est Nelson Mandela. En 2013, J’ai lu son autobiographie « Un long chemin vers la liberté » et j’ai noté dans un cahier toutes les phrases inspirantes qu’il a pu citer. Il m’arrive de relire cette autobiographie tant son courage, sa sagesse et sa persévérance me motivent.

ATH : Quels conseils avez-vous pour la jeunesse burkinabè, les élèves et étudiant.e.s en particulier ?

NAS : Les conseils que je pourrais avoir pour la jeunesse burkinabè c’est d’abord de rêver grand et de travailler dur pour atteindre ses objectifs. Comme on dit « visez la lune, si vous échouez vous atterrirez dans les étoiles ». Ensuite j’encourage la jeunesse burkinabè à entreprendre et surtout à innover tout en faisant la promotion de la culture de notre pays. Nous sommes riche en culture et il y a encore tellement à faire. Il faut toujours oser la différence.

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