Orientation scolaire : Ange Zoungrana, Economiste agricole et agronome partage son expérience

Ange Zoungrana Economiste agricole et agronome !

Il n’existe pas de métier dédié à un genre. Si tu veux réussir, donne toi les moyens d’y parvenir. C’est juste une question de motivation, de volonté” tels sont les propos de Ange ZOUNGRANA (AZ), notre “grande sœur” du jour qui nous partage son expérience, sa réussite scolaire et nous donne des conseils pratiques pour suivre ses pas.

Le Grand Frère : Bonjour Ange, parlez-nous de vous  

AZ : Bonjour, je suis Zoungrana Ange Peng wende, étudiante en économie agricole.

Parallèlement, je suis Co gérante d’une ferme agricole familiale avec ma mère et mon frère. À côté aussi, je suis la promotrice de « Eden Vitalité » qui commercialise des infusions à base de plantes médicinales et aromatiques.

Le Grand Frère : en quoi consiste votre métier ?

AZ :  Au niveau de la ferme nous avons trois volets d’interventions ; le volet élevage, le volet agriculture et le volet apiculture.

Dans le volet agriculture, j’interviens dans la production. Je suis Co superviseur de la production, c’est à dire du compostage à l’écoulement même des produits agricoles maraichers surtout, en passant par l’installation des pépinières, le repiquage, le traitement phytosanitaire des plantes.

Au niveau de l’élevage, j’interviens dans la mise en éclosion des œufs : comment retourner les œufs, le mirage des œufs, et la commercialisation des poussins aussi.

Au niveau de l’apiculture j’interviens surtout dans la commercialisation des produits finis.

À « Eden Vitalité », je suis chargée de la production et la commercialisation des infusions.

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Thé infusion Eden Vitalité
Le Grand Frère : pourquoi avoir choisi la formation en économie agricole ? 

AZ : Il faut dire que le choix de ma formation a été un peu particulier parce que mon amour pour les plantes, la nature, l’agriculture, l’élevage date de depuis mon enfance et j’ai grandi avec cet amour pour la nature. Mais, quand il s’agissait de faire mon choix d’orientation après mon baccalauréat, j’ai décidé de faire l’économie parce que je m’étais renseigner sur l’agronomie, et avec tous les conseils que j’ai eu de gauche à droite, j’ai fini par conclure que ce n’était pas un métier pour les femmes. Donc, je me suis orienté en économie, en espérant faire l’économie agricole plus tard. Il faut dire aussi qu’il y a eu un moment où je n’aimais pas vraiment ce que je faisais. Je ne me sentais pas bien en économie ; j’avais besoin de faire quelque chose en agriculture pour être à l’aise j’ai donc mal vécu à un moment ma formation. C’est à ce moment que mon frère m’a proposé de reprendre ; il m’a dit : « tu es jeune, tu n’as jamais redoublé tu peux repartir en arrière, recommencer à partir la première année pour être sûr de faire ce que tu aimes ». Je n’ai pas accepté cette proposition. C’est là que ma maman m’encourage en me donnant des exemples de personnes qui excellent dans des domaines ou ils n’ont pas eu de formation académique et elle m’a dit : « si tu veux vraiment t’investir dans l’agriculture, donne-toi les moyens de réussir ». J’ai commencé à déposer des stages dans des entreprises agricoles. J’ai commencé à lire sur l’agriculture, à poser des questions, à m’intéresser vraiment au milieu ; et c’est ce qui m’a réconcilié avec ma filière. À partir de ça, j’ai commencé à aimer ce que je faisais en économie parce que j’ai vu que c’était un peu complémentaire.

Le Grand Frère : parlez nous de votre cursus scolaire

AZ : J’ai eu mon brevet d’études du premier cycle (BEPEC ) au « Collège des jeunes filles de Loumbila », ensuite je suis allée au « Collège Notre Dame de Kolgh-naba » où j’ai étudié la seconde C.  J’ai obtenu dans le même collège mon baccalauréat série D avant de m’inscrire à l’Université Saint Thomas d’Aquin, université dans laquelle j’ai obtenu ma licence en « économie et gestion des organisations et des entreprises » avant de me spécialiser en master en « économie et politique agricole ».

Au moment où je me réconciliais avec ma filière, j’ai effectué des stages dans des entreprises agricoles telles l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles du Burkina Faso (INERA)  en économie agricole et à  Bioprotect entreprise dans laquelle j’ai réellement appris  les pratiques agricoles. Obtenir le stage à Bioprotect était apriori impossible par ce que je n’avais pas les qualifications nécessaires pour. J’étudias l’économie et je souhaitais  apprendre les pratiques agricoles. Ma détermination à réaliser mon rêve a été le facteur déterminant pour l’obtention de ce stage et bien sûr aussi par la grâce de Dieu.

Le Grand Frère : quel aptitude faut il avoir pour étudier l’agriculture ?
Ange Zoungrana en train de travailler la terre

AZ : On ne cessera jamais de le dire : il faut aimer ce que vous faîtes. Il faut se donner à fond. Il faut être patient. Il faut faire les choses soi-même. Vous devez vous impliquez dans tout ce que vous faîtes. En agriculture, en élevage il ne faut pas se jouer les “bosses”. Il faut faire les choses par soi-même je le répète. Quand vous vous impliquez, vous apprenez davantage puis vous donnez l’occasion ceux qui travaillent avec vous de vous respecter parce que vous savez faire le travail que vous leur demandez. Il ne faut surtout pas se décourager. Iil faut être conscient que les difficultés peuvent venir. Il ne faut pas abandonner. Il faut toujours persévérer même quand c’est dur. Il faut également savoir que l’agriculture est un domaine très prenant. Vous dépenserez en énergie, en temps. Pour y arriver, il faut être organisé. Il existe plusieurs applications de gestion de temps et de tâches pour mieux s’organiser.  Ces applications vous permettent par exemple de recenser vos tâches journalières, hebdomadaires ou mensuelles, et de  les cocher une fois que vous les accomplissez.

Le Grand Frère : quels conseils pour les jeunes frères qui voudraient suivre vos pas ?

AZ : Je vous recommande de prendre à cœur la question de l’orientation. J’ai un peu tâtonné dans mon parcours scolaire. Heureusement, j’ai retrouvé mon chemin sans conséquences majeurs.  Il se peut que ça ne soit pas le cas chez vous. Je vous recommande donc d’aller à la recherche de l’information.

Je remercie « Le Grand Frère » qui me donne cette opportunité de partager mon expérience avec vous afin que vous ne fassiez pas les même erreurs que j’ai commisses. Prenez à cœur votre orientation scolaire et allez à la recherche de l’information. Merci !

 

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