Le métier d’Ingénieur en réseaux informatiques et télécommuncations avec Daniel Kabore

Ingénieur en réseaux informatiques et télécommunications, Daniel Kabore nous présente cette semaine la télécommunication, les motivations de son choix d’étude, son parcours de formation entre Ouagadougou et Abidjan et ses conseils de grand frère pour mieux s’orienter.

LeGF (Le Grand Frère) : Peux-tu te présenter ? 

Daniel Kaboré (DK) : Bonjour, je me nomme Daniel Kaboré, je suis informaticien, plus précisément ingénieur en réseaux informatiques et télécommunications. 

LeGF : Qu’est ce qu’un ingénieur en réseaux et télécommunications ? 

DK : Tout d’abord, il est important de définir quelques termes. Il faut savoir qu’un réseau informatique est un ensemble de machines interconnectées entre elles permettant de partager des informations. Le mot télécommunication lui est composé de “télé” qui veut dire distance et “communication” qui regroupe  la vidéo, le son et le texte. La télécommunication c’est tout simplement donc la communication à distance ou l’ensemble des moyens techniques mis en œuvre afin de nous permettre de communiquer. Pour en revenir à l’ingénieur en réseau informatique et télécommunications, c’est une personne chargée de mettre en place et de faire fonctionner au quotidien les réseaux informatiques ou les systèmes de télécommunications. 

LeGF : Quelle est l’importance de ton métier ?

DK : Toutes les sociétés qui possèdent un réseau informatique ou des systèmes de télécommunications ont besoin d’ingénieurs en réseaux et télécommunications. La télécommunication et les réseaux informatiques interviennent dans tous les domaines comme l’agriculture, l’élevage, le domaine de l’aviation, le transport, la médecine avec l’avènement de la télémédecine qui permet de faciliter l’accès à la santé même à distance. De nos jours on assiste à une poussée de la technologie et même si notre pays cumule du retard par rapport à cela, c’est un domaine qui mérite d’être développé et il y a toujours de la place à se faire pour tous ceux qui s’y intéressent. 

LeGF : Quelles sont les aptitudes à avoir pour se former en réseaux informatiques et télécommunications ?  

DK : Pour se former dans ce domaine, il faudrait déjà dès le collège avoir de bonnes bases en mathématiques et en physiques. Il regroupe plusieurs choses à la fois. On se demande parfois comment on arrive à communiquer et à parler à travers le téléphone avec une personne qui est en Chine. Le réseau informatique et la télécommunication montre le fonctionnement de tout ce système et comment les téléphones fonctionnent avec les ondes. De bonnes aptitudes en mathématiques et en physiques vous permettront de calculer par exemple la longueur et la propagation des ondes et aussi de faire beaucoup d’autres choses. 

LeGF : Quels sont les débouchés de cette filière ? 

DK : Cette filière vous ouvre toutes les portes de toutes les entreprises qui possèdent des systèmes informatiques ou des systèmes de télécommunications. Les postes occupés dans l’entreprise seront définis par rapport à votre niveau d’étude et comme débouchés nous pouvons cités les superviseurs réseaux, les techniciens de support qui sont ceux qui font les installations des antennes. Vous pouvez devenir administrateurs de réseaux informatiques et télécommunication,  ingénieurs de système ou vous spécialiser dans la transmission satellitaire. Il y a toute une panoplie de débouchés dans lesquels vous pouvez exercer en fonction de votre niveau d’étude et de votre expérience. 

LeGF : Comment as-tu fais ton choix de formation ? 

DK : Plusieurs questions m’ont amené à choisir précisement cette formation. J’étais par exemple, curieux de savoir comment fonctionnait la téléphonie, les satellites, la diffusion des images à la télévision. Mais j’ai eu véritablement le déclic à ma terminale grâce à mon professeur d’histoire-géographie qui nous a laissé comme conseil à mes camarades et moi de faire ce qu’on aime et de ne pas attendre d’avoir le Bac avant de chercher à s’orienter dans une filière. Ce qu’il a dit m’a beaucoup touché et à partir de là j’ai commencé à faire des recherches sur ce que j’allais faire plus tard. J’ai cherché à savoir ce que c’est que la télécommunication et à rechercher dès lors les écoles au Burkina qui dispensent ces cours. 

LeGF : A quoi correspond la Licence en réseau informatique et télécommunication ? 

DK : Après trois années d’étude, j’ai obtenu le diplôme de la Licence  qui confère le titre d’ingénieur des travaux. On peut dire qu’un ingénieur travaux est celui qui, sur le terrain, est chargé de superviser et d’aider les techniciens qui ont le Brevet de technicien supérieur d’Etat (BTS) ou le Bac + 2  dans les travaux. Il faut noter que le poste occupé dépend de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Par exemple, si vous travaillez dans une société de téléphonie, vous avez la possibilité d’être technicien de support ce qui englobe aussi les techniciens de transmission ou les ingénieurs de transmission. 

LeGF : A quoi correspond le Master en réseau informatique et télécommunication ?

DK : Après cinq années d’étude, vous obtenez le Master qui correspond au au titre d’ingénieur de conception. L’ingénieur de conception est en mesure de développer et de mettre en place un système de réseau et d’améliorer un réseau déjà existant par rapport aux exigences d’une entreprise. 

 

LeGF : Quelle a été ton expérience de formation dans une école privée ?

DK : Au moment où j’ai obtenu mon Bac, il n’y avait pas cette filière à l’université de Ouagadougou. Il y avait seulement deux établissements privés dans lesquels elle existait. Et le choix de l’école s’est fait en fonction des moyens financiers de mon père. En effet, parmi les deux écoles, l’une était plus chère que l’autre en termes de scolarité. Mais elles dispensaient à peu près les mêmes types de cours. J’ai donc choisi de faire mes études dans l’école où les coûts étaient moins onéreux. Cette dernière était du reste un bon établissement. Malgré les défauts au niveau de l’infrastructure, nous avions des professeurs qualifiés qui dispensaient des cours de qualité. 

LeGF : Quelle a été ton expérience de formation à Abidjan ?

DK : Après l’obtention de ma Licence, j’ai fait quelques mois de stage avant de me retrouver à Abidjan. C’est une belle ville qui a des écoles de qualité. A mon arrivée, j’ai eu une mauvaise expérience dans le quartier où j’habitais mais après quelques temps je me suis adapté. Je tiens au passage à remercier l’administration de mon établissement qui m’a bien accueilli et à tous les professeurs qui se sont bien occupés de moi car je me sentais en famille.

Si vous devez aller à Abidjan et que vous n’avez pas votre famille là-bas, je vous conseille de vous concentrer sur vos études et de rester focus sur vos objectifs. Si vous ne savez pas ce que vous voulez, ce sera compliqué pour vous de vous en sortir. Il faudra donc faire attention, afin de ne pas tomber dans des dérives.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une formation ?

DK : Pour le choix de votre domaine d’étude, il faudrait premièrement répertorier tous les établissements et essayer de voir les cours et les programmes qu’ils offrent. Ensuite, il faut chercher à savoir si l’école est reconnue parce ce qu’il ne suffit pas de suivre une formation au sortir de laquelle le diplôme n’est pas reconnu par le CAMES.

Pour suivre le cursus que le mien, il faut d’abord se poser la question à savoir si les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) vous intéressent. Si oui, pour réussir dans ce domaine, il faut se donner à fond dans vos études. Il faut apprendre les mathématiques et la physique. Aussi, il ne faut pas seulement vous focaliser sur les cours que vous recevez en classe, il faut vous cultiver, faire de la recherche personnelle, suivre des formations en ligne. 

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ? 

DK : Pour faire un bon choix d’école, il est important de tenir compte de quelques paramètres tels que les programmes de cours dispensés, la reconnaissance des diplômes par le CAMES et la reconnaissance de l’école elle même par l’Etat.

LeGF : Quel est ton mot de fin ?

DK : Mettez toujours Dieu au devant de tous vos projets et mettez vous à fond dans tout ce que vous voulez entreprendre. Trouvez également un mentor pour vous soutenir, vous aider et vous conseiller pour vous éviter de commettre certaines erreurs. Et N’oubliez donc pas de vous connecter sur la plateforme Le Grand Frère qui est une belle initiative que je vous invite à visiter. Vous y trouverez des partages d’expériences ainsi que toutes les informations possibles sur les universités, sur les formations ou filières. Vous aurez accès également à des conseils qui vous aideront à trouver votre orientation scolaire et professionnelle.

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