Le métier de conseiller en développement communautaire avec Gisèle Palm

Travailler directement avec les communautés rurales, les sensibiliser, les former tel est le rôle de Gisèle Palm (GP). Conseillère en développement communautaire. Elle nous fait découvrir dans cet entretien avec Le Grand Frère (LeGF) son métier ainsi que la gestion des ressources humaines et les ouvertures professionnelles de ce domaine de formation.

LeGF : Bonjour peux tu te présenter ?

GP: Je suis Gisèle Palm et je travaille en tant que conseillère en développement communautaire dans une Organisation Non Gouvernementale.

LeGF : Qu’est ce qu’un conseiller en développement communautaire ?

GP : Un conseiller en développement communautaire travaille au plus près des populations en les aidant à identifier leurs problématiques, leurs besoins et les opportunités qu’ils peuvent saisir pour apporter un changement positif dans leur quotidien. Le conseiller ou la conseillère en développement communautaire, travaille avec les collectivités locales et les organisations communautaires. Moi tout particulièrement, je travaille avec les communautés rurales et je m’occupe de tout ce qui est sensibilisation et formation. Lorsque je ne suis pas en mesure de faire les formations en renforcement de capacité, je fais appel à certains services de l’État ou des structures privées qui viennent et qui forment les populations sur des thèmes donnés.

LeGF : Qu’est ce qu’un gestionnaire des ressources humaines ?

GP : Le gestionnaire des ressources humaines (GRH) est une personne indispensable dans toute société qui fonctionne parce que c’est la personne amenée à s’occuper de la gestion de tout ce qui est en rapport avec le capital humain de toute structure. Du recrutement de la ressource humaine nécessaire à l’épanouissement de celle-ci dans son milieu de travail, le GRH veille à la prise en compte des besoins du personnel. Il fait en sorte que les statuts du personnel soient en règle et qu’il ait accès à tous ses avantages sociaux. Il a également des connaissances en matière de Droit du travail ce qui lui permet de veiller au respect des droits du travailleur.

 LeGF : Quels sont les débouchés en Gestion des Ressources Humaines ?

GP : La gestion des ressources humaines offre beaucoup d’opportunités aussi bien dans les structures publiques que dans les structures privées . Les Organisations Non Gouvernementales recrutent aussi beaucoup de profils en rapport avec la gestion des ressources humaines. Vous pouvez travailler en tant que responsable des ressources humaines, auditeur social, chargé de recrutement et de formation, responsable de la rémunération, etc. Il y a donc beaucoup de débouchés après des études en gestion des ressources humaines.

LeGF : Pourquoi as tu choisis de faire Gestion des Ressources Humaines ?

GP : J’ai choisi de faire la gestion des ressources humaines parce que j’ai estimé que c’est un domaine qui offre beaucoup d’opportunités. J’ai toujours aimé être en contact avec les autres et le management du personnel, c’est quelque chose qui me plaisait vraiment. Vu que la gestion des ressources humaines m’offrait la possibilité de travailler en étant au contact des autres, c’est tout naturellement que j’ai décidé de m’y orienter.

LeGF : Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à opter pour une licence professionnelle plutôt qu’une Licence académique ?

GP : La Licence professionnelle correspond tout comme la Licence académique à un diplôme de niveau Bac+3. Mon choix s’est porté sur la Licence professionnelle parce que dès la fin des études, on est apte à travailler dans le milieu professionnel. Alors qu’avec la Licence classique ou dite académique, il faut forcément effectuer des stages pour renforcer ses connaissances et consolider les acquis théoriques.

LeGF: Quelle est ton expérience des cours du jour ?

GP : Après l’obtention du Baccalauréat, j’ai commencé par étudier le Droit à l’université. Et à cette période, c’étaient en cours du jour. Commencer par les cours du jour quand on est nouveau bachelier et donc futur étudiant est une bonne option quand on vient de finir son secondaire et qu’on n’a pas encore d’emploi. Cela permet de se consacrer entièrement et sainement aux études.

LeGF : Tu as aussi fait l’expérience des cours du soir, dit nous en plus sur ce mode de cours

GP : En Licence professionnelle, ma formation se faisait en cours du soir. L’avantage c’est que cela me permettait de faire des petites activités à côté la journée notamment. Pour un professionnel ou des personnes ayant une activité professionnelle c’est un plus. La contrainte cependant c’est justement le temps. Vu que les cours se font le soir, il arrive qu’on déborde et qu’on dépasse les heures normales de cours pour faire le Travaux pratiques par exemple. On finit assez tard et à la longue ça peut être difficile.

 

LeGF : Quelle est ton expérience des études dans une école privée ?

GP : L’avantage des établissements privés c’est qu’il y a plus de rigueur, plus de suivi au niveau des cours et des étudiants. Nous avons également de très bons professeurs qui enseignent généralement pour la plupart d’entre eux à l’université de Ouagadougou ainsi qu’au niveau des universités privées. Et ce aussi bien à Ouagadougou que dans les autres villes telles que Bobo Dioulasso, Koudougou, etc. Quant à la qualité des études de l’enseignement, à mon humble avis, nous avons la même qualité d’étude que ce soit au privé ou au public. C’est vraiment l’aspect suivi et rigueur qui diffèrent.

LeGF : Étudier à Ouagadougou a-t-il des avantages ?

GP : Étudier à Ouagadougou contrairement aux autres villes estudiantines, c’est avoir beaucoup plus d’opportunités. En terme de formation, il y a plus de filières à explorer et dans lesquelles s’orienter pour les études. De plus, vu que la majorité des professeurs qui enseignent ailleurs viennent de Ouagadougou, ils sont beaucoup plus accessibles à leurs étudiants à Ouagadougou qu’à ceux de Koudougou ou Bobo-Dioulasso.

LeGF : Quel est ton conseil pour choisir sa formation ?

GP : Pour être conseiller en développement communautaire déjà, une formation en GRH peut aider. Actuellement la situation sécuritaire fait qu’on a recours à beaucoup de conseillers en développement communautaire. L’appellation peut changer et selon les ONG ça peut être responsable en développement communautaire ou assistant chargé en développement communautaire. Poursuivre son cursus universitaire en le complétant par un Master est important pour évoluer dans sa carrière. Un Master dans le domaine de l’humanitaire par exemple vous permettra de booster votre carrière et pouvoir évoluer pour être conseiller en développement communautaire. Pour la série du Bac, un Bac scientifique ou littéraire convient c’est vraiment le cursus académique qui va suivre qui compte. Une des valeurs qu’il faut avoir pour être conseiller un développement communautaire c’est aimer et être capable de vivre dans le milieu rural,travailler avec les autres parce que si tu n’aimes pas être en contact avec les gens ça sera difficile pour toi de pouvoir travailler dans ce domaine parce que tu es amené à communiquer,à côtoyer la communauté, les populations et à vivre leurs difficultés et tu dois être en mesure de pouvoir les soutenir émotionnellement et en étant impartial dans tout ce qu’il va se passer sur le terrain.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ?

GP : Pour choisir une bonne école, il faut en premier lieu aller à la recherche de l’information. bien se renseigner et aller dans les différentes universités, prendre le programme parce que selon les universités et selon les filières que proposent les universités, il y a des programmes, faire une comparaison des différents programmes et choisir le programme qui vous convient le mieux.

LeGF : Un mot de fin ?

GP : Je remercie Le Grand Frère pour l’ opportunité qu’ils m’ont offert de partager mon expérience avec vous. Si vous cherchez à savoir comment vous orienter , n’hésitez pas à visiter le site et à vous abonner aux différents comptes sociaux. Vous y retrouverez toutes les informations sur l’orientation scolaire et professionnelle et pourrez découvrir d’autres partages d’expériences comme le mien de quoi vous  inspirer et mieux vous orienter dans votre cursus scolaire.

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  • En effet je viens de lire votre interview et je suis comblé et voudrait aussi que nous restions en contact,si possible envoyé moi votre adresse comme ça je pourrais vous joindre plus tard, je suis diplômé en sociologie (développement communautaire)

  • Institut Teng Tuuma Géosciences (ITTGEO)

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