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Le métier de chargé des études et du suivi-évaluation avec Rebecca Sawadogo

Ingénieur en eau et assainissement, Rebecca Sawadogo est chargée d’études et de suivi-évaluation dans une association de la place. Elle partage son parcours de formation, les débouchés possibles et ses conseils de grande sœur pour faire de meilleurs choix d’orientation.

Le Grand Frère (LeGF) : Bonjour peux-tu te présenter ?
Rebecca Sawadogo (RS) : Bonjour, je suis Rebecca Sawadogo, de formation ingénieur en eau et assainissement, et actuellement chargée des études et du suivi-évaluation au sein d’une association de la place.

LeGF : Qu’est ce qu’un chargé de suivi-évaluation ?
RS : Un chargé de suivi-évaluation est un professionnel qui a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre un système de suivi et d’évaluation. Le suivi-évaluation c’est le fait d’examiner permanemment la mise en œuvre d’un projet afin de pouvoir atteindre un résultat escompté. Il faut entre autres contrôler et suivre de façon permanente le budget, les activités et les différentes personnes qui interviennent dans le projet.

LeGF : En quoi le suivi évaluation est-il important ?
RS : Le suivi-évaluation est important dans la mise en œuvre d’un projet en ce sens que l’on doit vérifier à tout moment que la mise en œuvre mène aux objectifs que l’on s’est fixés au départ. Il faut à chaque fois vérifier que les indicateurs que l’on s’est fixés sont atteints, que les buts fixés initialement sont en train d’être atteints, que le budget utilisé nous permet d’atteindre nos objectifs et qu’il est utilisé de façon efficiente. Tout ce qui est mis en place dans le cadre du suivi-évaluation est axé résultat. Il faut donc veiller à toujours atteindre le résultat que l’on s’est fixé au départ.

LeGF : Parle-nous de ta formation d’ingénieur eau et assainissement
RS : Initialement, je suis ingénieur en eau et assainissement et à côté de cela, j’ai eu à faire quelques certificats notamment en suivi-évaluation et en management de projet. Dans la formation d’ingénieur, on retrouve tout ce qui est sciences et techniques, mathématiques, physique-chimie. Plus en profondeur, quand on arrive dans la spécialisation, on fait beaucoup de conception et de dimensionnement. Spécifiquement, en eau et assainissement, c’est tout ce qui concerne la gestion des ressources en eau, le traitement des eaux, et également le rejet des eaux usées.

LeGF : Quels sont les débouchés après une formation d’ingénieur en eau et assainissement ?
RS : Il y a divers débouchés après avoir suivi une telle formation. On peut travailler dans un bureau d’étude en tant que concepteur pour toucher à tout ce qui concerne le dimensionnement et la conception. On peut également travailler au niveau des structures étatiques en tant qu’ingénieur. À ce niveau, ce sera plutôt tout ce qui est suivi des projets. On peut travailler dans le traitement et dans la valorisation des eaux. On peut aussi continuer dans la recherche.
Dans la formation que j’ai suivie, il y avait la possibilité de choisir l’option Qualité Hygiène Sécurité et Environnement (QHSE) qui est aussi un débouché que cette formation offre.

 

LeGF : Qu’est ce que le génie chimique et quels sont les débouchés de ce domaine d’étude ?
RS : Le génie chimique, c’est de la chimie appliquée au domaine industriel. Il y a une panoplie de débouchés en suivant cette filière. En effet, on peut se retrouver dans l’industrie pharmaceutique, dans l’industrie pétrolière, minière, dans l’environnement, dans la cosmétique, etc.

LeGF : Comment as-tu fait ton choix de formation ?
RS : J’ai eu un parcours que l’on peut qualifier d’atypique. Je suis d’abord passée par une formation en génie chimique et après cette formation, je voulais m’orienter vers l’environnement qui est un débouché du génie chimique. C’est ainsi que j’ai intégré une formation en eau et environnement qui est une spécialité de la filière eau et assainissement. Ce qui a surtout motivé mon choix, c’est l’envie d’œuvrer à la protection de l’environnement et de changer les choses dans le but d’un développement durable.

LeGF : Qu’est-ce que la Licence en eau et assainissement ?
RS : Dans le cadre de la formation en eau et assainissement, quelques modules enseignés sont les mathématiques, la physique et la chimie. Il faut donc avoir une solide base dans ces matières avant d’entamer la Licence. Il faut savoir que les 03 premières années dans l’institut où j’ai étudié ont été un tronc commun de généralités. C’est un peu comme des classes préparatoires. On apprend un peu de tout avant de choisir spécifiquement ce que l’on veut faire au niveau du Master et le choix intervient à la fin du dernier semestre de la Licence.

LeGF : Qu’est-ce que le Master en eau et assainissement ?
RS : Le diplôme d’ingénieur en eau et assainissement est un diplôme qui correspond à un niveau Bac+5. Les 02 années de Master correspondent à la spécialisation après la Licence. L’étudiant a le choix entre plusieurs modules. Les modules qui sont enseignés sont notamment tout ce qui a trait au management, à l’environnement, au développement durable, à la gestion des déchets que ce soit des déchets solides ou liquides. En parlant des déchets liquides, il s’agit des eaux usées issues de nos ménages. On étudie aussi le dimensionnement des infrastructures de traitement et de gestion de ces déchets-là que sont les stations de traitement des boues de vidange, les stations de traitement des eaux etc.

LeGF : Quelle a été ton expérience de formation dans une école privée ?
RS : Tout mon cursus s’est effectué dans un institut privé et l’expérience que je retiens est que l’enseignement y est de qualité. C’est une école d’ingénieur dans laquelle on inculque l’autonomie aux étudiants. En effet, tout n’est pas enseigné dans les cours magistraux. Ce n’est que l’essentiel qui est donné et c’est à l’étudiant de travailler à approfondir ses connaissances.
De plus, nous étions de plusieurs nationalités dans mon établissement et ce brassage culturel m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit et de voir les choses autrement.

LeGF : Quelle a été ton expérience de formation au Sénégal ?
RS : Pour étudier au Sénégal, il faut avoir un budget assez conséquent ou alors savoir véritablement jongler et être très autonome car la vie à Dakar est chère. Il ne faut pas être super timide mais plutôt sociable et faire des connaissances. Il faut savoir se débrouiller, se bouger et se faire des relations surtout si vous allez tout seul pour les études et que vous n’avez pas de famille. À part ces points, Dakar, c’est une belle ville où il y a beaucoup de choses à découvrir et son aspect cosmopolite permet une belle ouverture.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une formation ?
RS : Si j’ai un conseil à te donner par rapport au choix de la formation, c’est de beaucoup te renseigner, de poser beaucoup de questions autour de soi. Il y a de nombreuses personnes qui exercent dans divers domaines. Il faut aller vers elles et chercher à connaître leurs motivations, à savoir quels sont les prérequis pour se diriger vers de telles formations ou pour arriver à de tels domaines professionnels.
Il faut également se connaître soi-même, connaître ses capacités et ne pas avoir peur de prendre certaines voies. Quand on veut atteindre un but, il faut se donner les moyens pour y arriver, croire aussi en soi et ne pas se laisser décourager par les commentaires qui disent qu’une filière X ou Y est compliquée.

Si vous savez ce que vous voulez faire et que vous êtes motivés à le faire, vous vous donnez les moyens pour y arriver.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ?
RS : Pour choisir son école, le conseil que je pourrais donner, c’est de prendre en compte certains paramètres tels que les diplômes qui sont offerts à l’issue de la formation. Il faut également approcher les anciens de cette école pour avoir un retour sur la formation qui a été dispensée, les diplômes et les portes que ces diplômes ont peut-être pu ouvrir. Il faut tenir compte de la reconnaissance de ces diplômes. Il faut aussi prendre en compte certains facteurs comme les moyens financiers et la situation géographique de l’université ou l’institut que l’on souhaite intégrer qu’elle soit à l’extérieur ou non. Voilà quelques aspects qu’il faut prendre en compte dans le choix de son école.

LeGF : quel est ton mot de fin ?
RS : Si vous recherchez comment faire votre choix de filière ou comment choisir votre école, vous pouvez vous référer à la plateforme Le Grand Frère. Vous y trouverez une liste exhaustive d’établissements où vous pourrez poursuivre vos études, mais également divers conseils sur votre choix de filière grâce à des partages d’expérience de grands frères et de grandes sœurs.

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