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La danse et l’interprétariat avec Yacouba Salem Israël Ouedraogo

Le danseur interprète écrit ou propose une chorégraphie par l’enchaînement du mouvement du corps afin d’exprimer des sentiments et de véhiculer des messages. Cette semaine, nous allons à la rencontre du monde artistique avec Yacouba Salem Israël Ouedraogo, danseur interprète. Nous découvrons son parcours et ses conseils pour un meilleur choix d’orientation dans ce partage d’expérience.

Le Grand Frère (LeGF) : Bonjour, peux-tu te présenter ?

Yacouba Ouedraogo (YO) : Bonjour, je suis Yacouba Ouedraogo, je suis danseur et interprète. Je suis formateur de danse et j’ai également des bases en community management et en montage de projet.

LeGF : Qu’est ce qu’un danseur ?

YO : Le métier du danseur consiste à interpréter, écrire ou proposer une chorégraphie par l’enchaînement du mouvement du corps afin d’exprimer des sentiments et de véhiculer des messages. Le danseur exerce plusieurs styles allant de la danse contemporaine, à la danse classique, urbaine sur toutes les sonorités comme le jazz, etc. Il partage son temps à l’entraînement physique qui est l’échauffement, les représentations et les auditions pour les performances techniques.

LeGF : En quoi la danse est importante ?

YO : La danse est un art, qui au-delà du divertissement peut être vu comme une thérapie. La danse soigne et guérit. En tant que danseur nous intervenons souvent dans les hôpitaux pour partager notre art et redonner du sourire aux malades. J’interviens par exemple dans un hôpital de la place avec les malades atteints du cancer. Les moments de danse partagés aident vraiment à éliminer le stress. La danse est aussi un moyen utilisé dans le sport et recommandé pour la perte de poids. Elle aide à avoir une activité physique et sportive et au maintien de la santé physique. C’est donc un art qui a son importance. 

LeGF : Quelles sont les aptitudes à avoir pour se former en danse et en interprétariat ?

YO : Il faut avant tout avoir de l’endurance, être curieux et être disposé à suivre très rigoureusement la formation. En première année de formation, les apprenants sont initiés aux bases des différentes danses ainsi qu’à plusieurs techniques pour savoir comment aller au sol, comment créer un effet de surprise pour le public qui vous regarde. En deuxième année, vous apprenez comment écrire une phrase à travers le corps pour arriver à créer une pièce. La formation dure 03 ans et chaque année, il y a des stages internationaux pendant lesquels plusieurs étudiants de différentes nationalités se réunissent pour faire grandir leur art. Ce sont des périodes de pratiques qui permettent au danseur de toucher à plusieurs disciplines, rythmes et chorégraphies.

LeGF : Quels sont les débouchés de cette formation ?

YO : Durant la formation, le danseur doit penser à être curieux et ouvert surtout avec ses professeurs, car ils sont déjà des directeurs artistiques et connaissent différentes compagnies qui peuvent potentiellement l’engager. Il peut être aussi recruté par une compagnie nationale ou internationale pour des créations de pièces ou créer lui-même crée sa propre compagnie. Hormis cela, il peut être en solo et jouer derrière un artiste. En ce qui me concerne, j’ai acquis de l’expérience grâce à des stages et des formations. J’ai eu l’occasion de jouer lors d’une tournée à Hong Kong où nous devions faire des prestations dans 03 théâtres différents chaque jour. Aussitôt fini, il fallait enchaîner les spectacles les uns les autres. Bien que très physique, c’était une très belle expérience. En effet l’un des points positifs de ce métier de danseur, c’est qu’il vous ouvre au monde, il permet de rencontrer des personnes d’autres horizons et de se faire un carnet d’adresses très important.

 

LeGF : Qu’est qui t’a poussé à faire ce choix de formation en danse ?

YO : J’ai toujours été passionné par la danse depuis petit. Cependant mon choix pour la danse a été un peu compliqué. Avant de m’engager dans la danse, je devais finir les études que j’avais entamées en hôtellerie et en restauration pour obtenir mon diplôme. Ensuite, quand l’opportunité de me former s’est présentée, je l’ai saisie. En 2013, j’ai découvert la danse contemporaine et je n’ai pas hésité à me lancer notamment avec le chorégraphe Thierry Boro pendant le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Ensuite, en 2015, une formation a été annoncée et j’ai décidé de l’intégrer. Il s’en est suivi 06 ans de formation à la termitière et c’est là que j’ai obtenu mon diplôme en danse et interprétariat. 

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une formation ?

YO : Il faut retenir qu’il n’ y a pas une seule filière qui soit facile. Tout dépendra de la motivation, de ce que vous souhaitez exercer plus tard comme profession et de comment vous vous organisez pour y arriver. Pour revenir à la danse, si c’est un pas que vous souhaitez emboîter, il faut avoir un mental d’acier. Il faut aimer lire, être créatif, imaginatif et être quelqu’un de physique pour se donner sans réserve et évoluer, car c’est un métier qui n’est pas facile surtout dans nos pays.

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ?

YO : Pour choisir son école, il ne suffit pas uniquement de tenir compte de la renommée. Il faut chercher à savoir ce qui est concrètement fait dans cette école. Il faut mener des recherches pour voir quels sont les taux de réussite et d’insertion de ladite école, comment est le cadre de formation afin de faire votre propre opinion. 

LeGF : Quel est ton mot de fin ?

YO : Je remercie la plateforme Le Grand Frère pour l’opportunité qui m’a été donnée de présenter le métier de danseur. Je vous invite à visiter le site pour bénéficier de conseils et de partages d’expériences d’aînés qui vous aideront à faire de bons choix pour votre orientation scolaire et professionnelle. 

 

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