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Dona Ramde : Le métier de traducteur interprète

L’anglais est la seconde langue la plus parlée après les langues maternelles. Elle est la langue la plus utilisée sur Internet, mais aussi en sciences, en informatique et d’autres domaines de formation. Avec Claverie Ramde (CR), nous découvrons le monde de la traduction et de l’interprétariat.

LeGF : Bonjour peux tu te présenter ?

CR : Bonjour je suis Claverie Ramdé, traductrice-interprète et également promotrice de la marque de cosmétique capillaire Crowned Hair.

LeGF : Parle nous de ton métier

CR : De façon générique, la traduction et l’interprétation consistent au transfert d’un message d’une langue A vers une langue B. Il est question de traduction lorsqu’il s’agit de transférer un message provenant de texte écrit et on parle d’interprétation lorsqu’il s’agit de messages oraux.

LeGF : Parle nous de l’importance de ton métier

CR : Le métier de traducteur-interprète est très important parce que nous vivons dans une société où nous voyons qu’il y a une diversité de peuples, une diversité de langues. Ainsi, dès lors qu’il y a deux langues qui entrent en jeu, il faut un interprète ou un traducteur pour arriver à briser les barrières linguistiques. L’interprète ou le traducteur sont ces personnes qui arrivent à être des ponts entre les différentes langues et qui facilitent la communication entre les personnes.

LeGF : Quel est le cycle de formation à suivre pour devenir traducteur-interprète ?

CR : Pour devenir traducteur-interprète, il faut d’abord choisir la langue qu’on veut étudier. Si on choisit d’être traducteur-interprète anglais-français, il faut d’abord faire des études anglophones jusqu’à la Licence et ensuite à partir du Master s’inscrire pour faire un Master en traduction-interprétation, option anglais-francais. Il en est de même pour toute autre langue. Si on choisit la langue allemande par exemple, il faut faire d’abord des études germaniques en Licence et s’inscrire cette fois en Master traduction-interprétation option allemand-français.

LeGF : Qu’est ce qu’on apprend au cours de la formation ?

CR : Au cours de la formation du métier de traducteur-interprète, il y a la maîtrise de la première langue, c’est-à-dire la langue que nous maîtrisons le plus dite langue maternelle qui, dans le contexte académique est le français. Durant la formation, il y a d’abord un approfondissement de cette langue puis un approfondissement de la connaissance de la langue apprise. Il y a également des cours de Droit, d’Economie et de Sociologie. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il y a une diversité de matière qui est enseignée. Cela permet au traducteur-interprète de pouvoir toucher à tous les domaines et d’être les plus efficaces possible sur le terrain parce qu’il ne sait pas réellement dans quel domaine il va intervenir précisément. Il faut donc être paré à toutes éventualités.

LeGF : Quels sont les débouchés professionnels pour un traducteur-interprète ?

CR : Comme mentionné plus haut, le traducteur interprète peut opérer dans un large éventail de domaines. Il a une immense ouverture professionnelle et peut intervenir au niveau de la fonction publique dans les différents ministères. Il peut aussi intervenir dans le domaine médical, le domaine des mines, dans l’humanitaire, etc. Il peut aussi se mettre à son compte, ouvrir son propre cabinet et offrir des services en traduction.

LeGF : Quelles sont les motivations qui ont guidé ce choix de formation ?

CR : Après le Baccalauréat, je ne savais pas réellement ce que j’allais faire comme étude supérieure. J’ai fait le tour des universités de la ville et j’ai vu qu’il y avait une université privée qui proposait cette formation. J’ai cherchée à en savoir plus. Plus je découvrais ce métier, plus je m’y intéressais. J’ai surtout aimé le fait que ce soit une profession assez ouverte. Il n’y a pas qu’un seul secteur dans lequel on peut opérer, c’est ouvert à absolument tous les secteurs d’activités. De plus, il y a possibilité de se spécialiser et d’être traducteur-interprète spécialisé dans un domaine en particulier. C’est cet ensemble de raisons qui m’ont motivé à faire ce choix de formation.

LeGF : Parle nous de ton expérience de formation dans un établissement privé

CR : J’ai effectué la Licence dans un établissement privé et mon expérience a été agréable. Notre effectif peu nombreux était un point positif parce que c’était beaucoup plus facile pour les professeurs d’écouter, de suivre et de corriger les lacunes de chaque étudiant. C’est un point essentiel dans la formation. L’aspect le moins positif, je dirais que c’était l’accessibilité à certains professionnels. Nous avions des enseignants qui enseignaient principalement dans le public et qui étaient sollicités dans le privé. Ces spécialistes étaient tellement chargés dans le public qu’ils ne pouvaient pas réellement donner cours dans le privé. 

LeGF : Dans le cadre de la poursuite de tes études tu as opté de rejoindre une université publique. Quelle est ton expérience de formation dans cet établissement ? 

CR : Mon expérience de formation à l’Université publique est tout aussi agréable, parce que le nombre est fortement réduit en Master. Nous ne sommes que 14 plus exactement. C’est un petit nombre ce qui fait que les professeurs ont le temps de se consacrer sur chaque étudiant également. Et il faut souligner que nous avons la chance d’avoir des professeurs vraiment qualifiés pour nous dispenser les cours. Ils nous donnent de très bon conseils et sont de très bon modèles. La seule chose à reprocher au niveau du public c’est la lenteur administrative. Certaines choses ne vont pas assez vite à mon sens. Hormis cela, la formation est tout aussi agréable et qualitative. 

LeGF : Parle nous de ton expérience de formation à Ouagadougou et à Cap coast

CR : J’ai parallèlement fait des études entre Ouagadougou et Cap Coast au Ghana. Pour parler de mon expérience, il y a deux volets à prendre en compte. Il y a le volet social, le fait d’être dans un environnement que l’on connais, facilite beaucoup les études. C’était donc plus aisée d’étudier à ouagadougou avec les amis et la famille à côté. Cependant, il ne faut pas oublier le second volet qui est le fait d’étudier des langues vivantes. Pour mieux apprendre, il est recommandé de s’immerger dans un environnement anglophone. C’est la raison qui m’a conduite au Ghana. Le point essentiel de faire ses études dans un pays anglophone comme le Ghana pour le métier de traducteur interprète, c’est qu’on est en immersion dans un pays où avant tout, la langue officielle est l’anglais. On est ensuite quotidiennement en contact avec les natifs, on les entend parler et cela permet de développer l’écoute. De plus, à force de discuter avec ces personnes, la pratique de la langue devient plus aisée et on acquiert une certaine connaissance que forcément les cours théoriques à Ouagadougou ne peuvent pas nous donner.

LeGF : Quels sont tes conseils pour bien choisir sa formation.

CR : Dear sisters and dear Brothers, mon conseil pour bien choisir sa formation serait de penser déjà à votre formation, à votre futur corps de métier le plus tôt possible. Préparez votre projet d’orientation de préférence à partir de la classe de 3e. Cela va vous permettre de savoir quelle filière choisir après le BEPC et ensuite quelle étude supérieure embrasser après le BAC. Essayez de trouver quelles sont les aptitudes avec lesquelles vous avez le plus de facilité. Si vous êtes à l’école secondaire, tenez comptes des matières où vous vous débrouillez bien ainsi que ce que vous aimez (mathématiques, littérature, dessin,…). 

LeGF : Quels sont tes conseils pour le choix d’une école ?

CR : Mon conseil pour choisir une école serait de tenir compte de l’accréditation de cet établissement par les autorités éducatives. Également cherchez à savoir si le diplôme délivré à l’issu de la formation dans laquelle vous souhaitez vous enrôler est reconnu par le CAMES. Allez à la recherche d’informations auprès d’ étudiants qui sont déjà dans cet établissement pour savoir comment les choses se passent, si l’ambiance est bonne, si il fait bon d’y étudier, si les professeurs sont accessibles et comment se déroule les démarches administratives. En somme, cherchez à recueillir le maximum d’informations possibles avant de vous inscrire véritablement dans cet établissement.

LeGF : Ton mot de fin

CR : Je remercie la plateforme Le Grand Frère pour cette très belle initiative. Si à l’époque j’ avais eu cette opportunité de trouver et chercher mon école et ma formation sans avoir à me déplacer, je crois que je m’en serais mieux sorti. Je voudrais vous encourager donc à adhérer à cette plateforme, à la consulter si vous avez besoin de conseils pour l’orientation scolaire et pour le choix d’un établissement. Et si vous voulez découvrir des partages d’expérience qui pourront vous aider à faire un meilleur choix d’orientation, Le Grand Frère est la bonne adresse.

 

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