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Découvre les métiers du journalisme et de la communication numérique avec Clémence Tuina

Enfant, on a tous rêver un jour d’exercer plus tard un métier qui nous tenais à cœur. Si pour la majorité des personnes, les priorités et les envies en grandissant les ont conduits vers d’autres voies, ce n’est pas le cas pour Clémence Tuina (CT). Elle rêvait de devenir journaliste et c’est chose faite.
Dans ces quelques lignes qui suivent, elle partage avec Le Grand Frère (LeGF) son parcours, les coulisses de son métier ainsi que des voies et moyens pour atteindre cette profession et s’orienter vers un métier dans lequel on s’épanouie.

Le Grand Frère (LeGF) : Bonjour peux tu nous décliner ton identité ?

Clémence Tuina (CK) : Je suis Clémence Tuina,  journaliste à la Radio Télévision du Burkina (RTB), je suis à la fois journaliste à la radio et à la télévision et par ailleurs formatrice média.

LeGF : En quoi consiste le métier de journaliste ? 

CT :  Mon métier consiste en tant que journaliste à donner de l’information. Instinctivement, l’être humain a besoin de savoir ce qui se passe tout autour de lui. C’est dans ce sens que les journalistes interviennent pour assouvir cette nature curieuse que nous avons tous en nous. Le journaliste de par son travail met l’opinion publique au parfum des évènements qui se passent ailleurs, aussi bien dans leur environnement lointain qu’immédiat. Au quotidien, il va à la recherche de l’information et il la recueille. Il procède ensuite à son traitement, sa mise en forme et la rend disponible sur tous les supports de communication. Il doit avoir des aptitudes dans l’écriture, pas seulement dans la presse écrite mais au niveau également du volet audiovisuel car l’information est d’abord écrite avant d’être présentée et lue.

LeGF : Quel est l’importance du journalisme dans notre monde en mutation constante ?

CT : Le journalisme est nécessaire pour permettre la transmission de l’information. Grâce au journalisme, nous avons connaissance de ce qui se passe autour de nous et nous pouvons prendre des décisions en conséquence. Le journalisme permet à chaque individu dans son entièreté de forger non seulement ses opinions mais aussi ses idées tout au long de la vie. Il permet de donner et partager l’information, de sensibiliser, d’éduquer les peuples. Le journalisme c’est donc à la fois information, éducation, sensibilisation mais aussi divertissement. Le journalisme participe énormément à l’éveil des consciences et à la connaissance des cultures du monde il est donc important pour la société. Son rôle social impose par la même occasion au journaliste de suivre une certaine déontologie. En effet, tout journaliste professionnel doit connaitre les règles qui régissent sa profession. Il doit respecter les principes suivants :

  • l’honnêteté, la véracité dans la recherche, le traitement et la diffusion de l’information ;
  • respecter les différentes sources d’information ainsi que les droits d’auteur et les règles de citation ;
  • refuser tout avantage visant à corrompre le contenu de l’information ;
  • respecter le droit des personnes (droit d’image, vie privée, dignité de la personne humaine) ;
  • ne pas pas proférer des injures ou être auteur de calomnie, de diffamation, ou d’insinuation malveillante ;
  • veiller à l’équilibre de l’information et prendre en compte l’avis des différentes parties concernées par toute affaire objet de son article.

LeGF : A l’ère du digital, des réseaux sociaux, pourquoi se former en communication numérique ? Dis nous en plus sur ce domaine de formation

CT : Si le journalisme permet de créer l’information, la communication quant à elle, permet de rendre visible cette information sur tous les canaux. Aujourd’hui avec l’avènement des réseaux sociaux, apprendre la communication numérique en plus de ma formation en journalisme était une nécessité. On évolue aujourd’hui dans un monde très connecté. La communication classique qu’on a connu se doit de s’adapter aux techniques nouvelles d’information et de communication. Grâce au numérique par exemple, on peut ouvrir un business, acheter en ligne, promouvoir ses produits ou services. Mais plus important encore pour les entités comme les télévisions et les radios, on peut construire une notoriété, fidéliser et conquérir un nouvel auditoire, de nouveaux lecteurs et téléspectateurs. Il est donc nécessaire pour nous journaliste de nous former dans ce domaine.

 

LeGF : quels sont les différents métiers qu’on peut retrouver et exercer dans journalisme ?

CT : Dans le journalisme, il y a plusieurs types de métiers. Ces métiers se différencient par le support sur lequel l’information sera diffusée. Ce support pourra être le papier, la radio, la télévision ou le web. Les métiers varient aussi en fonction de la spécialité, du domaine ou secteur pour lequel le journaliste aura de l’intérêt (sport, culture, documentaire). En exemple vous retrouverez des journalistes reporters à la télévision comme au niveau de la presse écrite qui sont chargés d’aller à la recherche de l’information sur le terrain ou le lieu de l’évènement. Ces derniers s’occupent du recueille des informations à la source et du traitement. Selon le cas ils transmettent tout simplement l’information recueillie qui sera mis en forme par d’autres collègues journalistes comme les rédacteurs qui vont élaborer le journal télévisé qui sera retransmit. Des journalistes qui vont se spécialiser et choisir de s’intéresser à un domaine en particulier. Dans le cas du sport par exemple, on retrouve des journalistes sportifs, qui jouent le rôle de commentateurs. Des journalistes animateurs qui font de l’animation, de la présentation sur des plateaux télé. Et puis il y a des journalistes comme moi qui sommes dans la production. Il faut savoir que le journal parlé ou télévisé ce n’est que 10 % du programme. Si la télévision continue de fonctionner les 90% restants, c’est parce que derrière, il y a des agents à pied d’œuvre pour imaginer et créer des programmes qui pourraient plaire. Ces journalistes produisent des émissions en dehors des reportages d’actualité. Ce sont des producteurs d’émissions, de programmes et de contenus.

Et Si vous avez une appétence pour la photographie ou la vidéo vous pouvez devenir journaliste photographe ou journaliste reporter d’image (JRI) ou encore journaliste documentaliste à la télé et réaliser des documentaires. L’avantage avec le journalisme, c’est qu’il regroupe pleins de métiers et vous avez vraiment la possibilité de vous orienter dans pleins de spécialités. Il faut par contre, veiller toujours à choisir une seule direction et de rester concentrer sur celle-ci afin de pouvoir être appliqué et bien faire son travail tout simplement.

LeGF : Bien qu’étant déjà professionnel des médias, tu continues de te former notamment à l’Institut Supérieur de la Communication et des Multimédia (ISCOM). Pourquoi avoir fait le choix de cet institut ?

CT : L’ Institut Supérieur de la Communication et des Multimedia (ISCOM) est le premier institut à délivrer formations et diplômes dans la communication numérique au Burkina Faso. Les journalistes qui avaient étudié la communication et le journalisme classique ont dû s’autoformer et s’adapter rapidement aux nouveaux mode de diffusion et de consommation de l’information par les internautes. Mais avec cette école qui est spécialisée dans la communication numérique et les professeurs talentueux qu’elle regroupe en son sein, on apprend beaucoup sur la communication numérique et les technologies de l’information et de la communication. On apprend comment utiliser les réseaux sociaux de façon optimale et à créer du contenu attractif . Particulièrement c’est un plus dans mon travail de journaliste. Car au delà de produire des émissions, il faut penser aussi la promotion de ces émissions sur les plateformes digitales notamment.

Studio de production audio visuel de L’ISCOM. Théorie et pratique pour un meilleur apprentissage

L’ ISCOM est un institut que je recommande vivement aussi bien aux élèves qui voudraient continuer leurs études supérieures dans la communication digitale qu’aux professionnels qui souhaitent se mettre à jour sur le numérique.

LeGF :  Comment s’est fait le choix de la formation en journalisme ?

CT : (Rire) C’était un rêve d’enfant. J’ai toujours été attiré par ce métier. Les journalistes comme Jeanne Coulibaly m’ont énormément inspiré. Enfant on ne connaît pas forcément tout l’enjeux derrière le métier mais plus tard quand je suis rentré dans la profession, je l’ai compris. Il y a un travail de fond qui est fait derrière et le journaliste doit connaitre et maîtriser son métier. Je me suis donné les moyens pour me former afin de pouvoir exercer avec tout le professionnalisme et sérieux qui se doit mon métier. Toute cette abnégation a portée ces fruits. Aujourd’hui , je suis journaliste à la télévision nationale, je fais des émissions aussi bien à la radio qu’à la télévision, je suis chef de service des productions et je coordonne une vingtaine d’émissions radiophoniques. Je suis formatrice pour les structures comme CFI et DW Académie. Je fais également de la consultation media pour des structures. Outre cela je suis mère et cela n’est en aucun cas un frein ni à mon épanouissement professionnel ni à l’exercice de mes fonctions.

LeGF : Comment fais tu pour allier autant de casquettes à la fois ?

CT : C’est une question que mon entourage me pose souvent. Je réponds tout simplement que c’est la passion qui me guide. Je me suis toujours assuré d’adorer tout ce que je fais. J’ai appliqué cette maxime qui dit : “Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie” . En réalité, je n’ai plus de loisirs classique comme la majorité des personnes. Je prends plaisir avec mon métier de journaliste, je m’amuse en travaillant. J’aime pouvoir transmettre la connaissance à travers les formations que je donne. En parallèle j’aime apprendre, acquérir de nouvelles compétences comme je le fais en mettant à jour mes connaissances sur les nouvelles technologies et Internet en étudiant à l’ ISCOM .

LeGF : Quel serait ton conseil pour choisir sa formation ?

CT : Peu importe ce qu’on veut faire dans la vie, il faut d’abord aimer ce qu’on veut faire. J’insiste sur cet amour de la future profession qu’on souhaite exercer parce que ça sera le moteur qui vous permettra d’avancer quand vous ferez face à des difficultés. Au lieu de voir ces difficultés comme une contrainte, elles vont apparaître plutôt comme une occasion, une opportunité pour vous d’explorer quelque chose de nouveau.

En pratique, pour choisir un métier que l’on aime, il faut aller aussi puiser l’information dans ses aptitudes, dans ses centres d’intérêt. Faites une introspection : depuis que je suis petit, qu’est-ce qui m’attire ? Qu’est-ce qui m’intéresse et me parle ? Vous trouverez ainsi une activité qui se rapprochera d’un métier qui existe. Dès lors qu’on a pu déterminer cela,  il faut préparer votre projet de formation et une fois le diplôme en poche, joindre honnêteté, persévérance et professionnalisme dans l’exercice de son métier.

LeGF : Comment choisir un établissement ?

CT : Il faut impérativement aller à l’information et faire des recherches. Aujourd’hui avec Internet, nous avons accès à une multitude d’informations autre que l’information journalistique. Des instituts et écoles partagent les données relatives aux programmes et aux inscriptions dans leurs établissements sur leurs réseaux sociaux et leurs sites web. Et depuis quelques années, l’État à travers le ministère de l’enseignement procède à une classification des institutions de formation. Ce classement vous permettra de pouvoir choisir une école de bonne qualité en conformité avec la réglementation.

LeGF : Un ultime conseil avant de clore cet entretien

CT : Je le répète à nouveau, le secret d’une vie professionnelle réussie, c’est de vous assurer que vous aimez ce que vous faites. Il y va de votre épanouissement autant sur le plan professionnel que sur le plan émotionnel. J’ai la ferme conviction que dans ce monde, il y a toujours quelque chose qu’on aime et que l’on peut faire. Vous ne devez pas vous contraindre à suivre une voix qui ne vous convient pas.  Il peut arriver que les circonstances de la vie nous fassent emprunter un chemin qui n’est pas notre. On s’oriente dans un domaine plébiscité par les parents alors qu’au fond de soi ce n’est pas ce qu’on aurait souhaité faire. N’agissez surtout pas en fonction des autres. Il arrivera un moment où il faudra mettre fin à cela pour vivre pour vous et votre passion. Et il n’est jamais trop tard pour vivre sa passion.

Et si vous hésitez, si vous ne savez pas comment faire pour vous orienter, si il n’y personne dans votre entourage pour vous aider, dirigez vous vers la plateforme Le Grand Frère pour pouvoir être guider dans le choix et la préparation de votre avenir professionnel.

 

 

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    • Bonsoir Fabrice Kabore,
      Merci à vous pour l’intérêt porté sur cet article et pour la plateforme Le Grand Frère, n’hesitez pas à partager l’article autour de vous et à nous suivre sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer des partages d’expériences.

  • Ce que je pense elle a été claire sur son métier de rêve qui est devenu une réalité.
    Moi j’aimerai un jour être comme elle parce journaliste a été toujours mon rêve.Cependant j’ai besoin des bonnes volontés qui pourraient m’accompagner à réaliser mon rêve.

    • Bonjour Salou TAMBOURA,
      Merci pour votre intérêt pour cet article. Vous pouvez retrouver ici des structures qui offrent des aides à la formation dans des etblissments partenaires. Consultez les écoles partenaires et si ces ecoles offrent le journalisme en formation vous pourrez vous formez. Pensez aussi aux orientations sur campus faso avec l’orientation vous n’aurez pas de charge quant au paiement de la formation. Cordialement,

  • Bjr je suis vraiment intéresser au métier de journalisme de l’arme au Burkina et mon âge est 24 et j’ais le niveau bac svp est ce que ces possible? Si oui comment faire?

    • Binjour M. Issoufou Konate
      Merci pour l’intérêt porté à Le Grand Frère.
      Nous vous recommandons ISCOM pour vous former au métier de journalisme avec votre baccalauréat. Au master, vous pourrez vous spécialiser.
      Cordialement,

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