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Comment construire une carrière dans le Droit : découvrez le parcours de Yashiya KABRE

Titulaire de deux Licences en Droit obtenues dans deux grandes universités du Burkina Faso et de deux Master obtenus dans deux grandes universités françaises et fondateur de « On The Way of Success », notre étoile nous parle à travers cette interview, de son parcours académique très inspirant ainsi que de son ambition pour son pays.

Association des Tableaux d’Honneur (ATH) : Pouvez-vous vous présenter à nos abonnés et à la population burkinabè ?

Yashiya KABRE (YK) : Je me nomme Yashiya KABRE, je suis originaire de Koudougou et juriste de formation. Actuellement, je suis doctorant au Laboratoire des Etudes Juridiques et Politiques à l’Université Paris Seine devenue Cergy-Pontoise. Je mène dans ce laboratoire, des recherches sur des questions de sécurité intérieure en lien avec le terrorisme en vue d’obtenir le Doctorat.

ATH : Parlez nous de votre parcours scolaire et universitaire, de l’école où vous avez été Tableau d’honneur (TH), des universités ou grandes écoles fréquentées ainsi que les diplômes obtenus

YK : Mon cursus n’est pas très différent de celui de la plupart des étudiants ayant opté pour les longues études. J’ai commencé mes études à l’école primaire départementale de Nandiala, située à 25 km de la ville de Koudougou dans les années 1999-2000.

En 2005, j’ai obtenu mon certificat d’étude Primaire qui m’a ouvert les portes du collège. J’ai été alors encouragé et soutenu par mon instituteur (M. BAYILI avec qui je suis resté en contact et que je salue de passage) pour aller passer un test de recrutement au collège Saint-Joseph Moukassa considéré comme une référence dans l’enseignement secondaire au Burkina Faso. J’y ai effectué tout mon secondaire jusqu’à l’obtention du baccalauréat en 2012. L’année 2012 qui a été ma dernière année dans ce collège, m’a apparu comme un couronnement de tous les efforts que j’ai toujours fournis dans mes études : lauréat de Tableau d’Honneur (TH), lauréat des Olympiades Nationales en anglais et lauréat du premier prix national d’excellence au baccalauréat série littéraire au niveau de la région du centre-Ouest.

De 2012 à 2015, j’ai suivi un double cursus universitaire au Burkina Faso où j’ai étudié le Droit et obtenu deux Licences : une en Droit privé à l’Université Saint-Thomas d’Aquin (USTA) et l’autre en Droit public à l’Université Thomas Sankara (UTS) ex Université Ouaga 2.

L’année 2016 a été une année transitoire pour moi. Je me suis inscrit en première année de Master tout en travaillant sur mon projet de poursuite d’études en France. Étant persuadé que je n’allais plus terminer l’année au Burkina, je me suis investi parallèlement dans l’encadrement de certains étudiants en Licence à l’USTA à travers un groupe que j’avais créé : “On The Way Of success”.

C’est en été 2016 que j’ai rejoint l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne en France pour commencer véritablement le Master. J’obtiens ainsi successivement deux Masters : un en Droit des affaires en 2017 et l’autre en Profession de la Justice en 2018. Puis en 2019, j’ai intégré l’Université Paul Valéry de Montpellier 3 pour une spécialisation en Défense et Sécurité.

A l’issue de cette formation, je suis rentré au pays effectuer un stage de recherche à la Direction Centrale de l’Action Sociale des Armées (DCASA) avant de retourner en France pour débuter mes recherches doctorales à l’Université Paris Seine sur le sujet : La garantie de la sécurité intérieure face au terrorisme en Afrique comme une fonction régalienne de l’Etat.

ATH : Au regard de votre parcours, vous êtes passé par plusieurs universités dont l’UTS et l’USTA au Burkina Faso. Dans la poursuite de vos études à l’étranger, vous êtes également passé par plusieurs autres universités. Comment êtes-vous parvenu à intégrer ces universités en France ?

YK : Les universités françaises ont presque les mêmes critères de sélection de leurs étudiants : la pertinence de votre cursus, de votre projet professionnel et la consistance de votre motivation. Je pense que ce sont des critères que mon dossier remplissait. Au-delà des conditions de recrutement auxquelles il faut satisfaire, il est absolument nécessaire de faire preuve d’adaptabilité et de persévérance. Pour être à la hauteur, il faut travailler deux fois plus que les autres.

ATH : Parlez-nous de votre expérience en tant étoile à Tableau d’honneur ? Que retenez-vous de cette émission de promotion de l’excellence ?

YK : C’est une expérience très riche d’enseignements et riche d’émotions surtout quand on se remémore le temps passé avec l’ensemble des lauréats TH de la promotion 2012. Vous imaginez des jeunes de tous les niveaux de la troisième à la terminale et de toutes les couches sociales, qui ne s’étaient jamais rencontrés auparavant, se retrouver à passer des journées et des nuits ensemble. Pour moi, c’était un moment exceptionnel. L’émission Tableau d’Honneur est une excellente trouvaille qu’il faut travailler à pérenniser. C’est le lieu pour moi de remercier et d’encourager son promoteur monsieur Ben Moussa Boundane et toute son équipe, ainsi que tous ses partenaires qui ont cru à la noblesse de ce projet et qui continuent d’y croire. Deux cents (200) élèves modèles révélés en 10 ans, c’est tout simplement phénoménal.

Yashiya Kabre, TH 2012

ATH : Quel est votre rêve pour le Burkina Faso ?

YK : Je rêve d’un Burkina Faso débarrassé de toutes ces crises actuelles : sécuritaire, humanitaire et sanitaire, un Burkina résilient et résolument tourné vers l’avenir, un Burkina modèle comme l’a tant voulu son extraordinaire fils devenu une icône mondiale, Thomas Sankara. En un mot, un Burkina radieux où l’on voudrait y passer toute sa vie.

 « Je rêve d’un Burkina radieux où l’on voudrait y passer toute sa vie.»

ATH : Quels conseils avez-vous pour la jeunesse burkinabè, les élèves et les étudiants en particulier ?

YK : Croire en Dieu, avoir confiance en eux, avoir un objectif clair et travailler dur. Les difficultés, nous allons en rencontrer à tous les niveaux, mais si nous avons les fondamentaux de la réussite que je viens d’énumérer, nous y arriverons toujours. Pour finir, merci à l’association des Tableau d’Honneur (ATH) pour cette opportunité qui m’a été donnée de m’exprimer sur mon parcours.

Spécialiste en défense et sécurité nationale, notre étoile nous livre ici une excellente analyse sur l’impact de la crise de COVID-19 sur la lutte anti-terroriste au Burkina Faso.

Télécharger et lire via ce lien :

https://drive.google.com/open…

 

 

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